Église Orthodoxe Neuchâteloise
Verset biblique : "Le Seigneur, c’est l’esprit. Et là où est l’esprit du Seigneur, c’est la liberté."   (2Co 3,17)
Calendrier
Samedi 24 octobre 2020
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Sts Aréthas et ses compagnons
Ste Sébastienne
Sts Marc, Sotéric et Valentine
St Acace
St Nerdon
Sts Aréthas, Sisoès et Théophile le Silencieux des Grottes de Kiev
St Jean des Laures de Pskov
St Senoch de Tours
St Magloire de Dol

Musique ecclésiastique
Musique écclésiastique Une légende chère aux orthodoxes raconte que le prince Vladimir de Kiev envoya des émissaires à la quête de la religion que son peuple adopterait. Entendant les chants de Sainte-Sophie de Constantinople, ils déclarèrent: "Nous ne savions plus si nous étions au ciel ou sur la terre. Car il n’y a pas sur terre un tel spectacle, ni une telle beauté, et nous sommes incapables de l’exprimer. Nous savons seulement que c’est là que Dieu demeure avec les hommes.” Et la Russie devint ainsi chrétienne orthodoxe… Que cette histoire soit véridique ou non, peu importe, ce qui est significatif est que l'Orient chrétien la reconnaît comme un récit fondateur de son identité, plaçant la beauté au cœur de la foi, et en particulier, dans ce récit, la beauté de la musique.
   
La voix chantée, dans l'histoire de l'humanité, est un vecteur privilégié pour exprimer et rejoindre le divin. Dans la cantillation, elle quitte le mode parlé profane pour transmettre la Parole dans toute sa sacralité. Si cette cantillation existe dans toutes les religions traditionnelles, un véritable répertoire musical sacré, qui naît de cette cantillation, s'est développé dans certaine grandes religions, dont le judaïsme. Le christianisme naissant en milieu juif a intégré naturellement les traditions liturgiques et cantorales de son frère aîné. Les communautés chrétiennes qui utilisent des langues sémitiques, comme l'Eglise syriaque et araméenne, demeurées très traditionnelles, témoignent de cette grande proximité. Le christianisme se répandant dans tout le monde connu, ces traditions sémitiques se sont inculturées dans les univers musicaux de nombreuses cultures antiques, donnant naissance progressivement à des répertoires d'Eglise très riches et différenciés, dans différentes langues non sémites: d'abord le grec, langue véhiculaire et culturelle de l'Empire romain, puis au IVe siècle, à partir de celui-ci, le latin pour l'Occident et l'égyptien ou  copte et son cousin d'Ethiopie, le ghéez, pour le patriarcat d'Alexandrie. A la même période, les saints qui évangélisent le Caucase inventent un alphabet pour traduire les Ecritures dans les langues locales, faisant de l'arménien et du géorgien des langues liturgiques. A la fin du premier millénaire, d'autres langues liturgiques font leur apparition, avec leur musique propre: le slavon pour la vaste région peuplée par les Slaves: les peuples macédonien, serbe, bulgare et ukraino-russe, sur le même principe que les langues caucasiennes, puis, peu après, l'arabe dans les régions conquises par les musulmans.

Ces répertoires différenciés sont avant tout monodiques, c'est-à-dire chantés par un chantre ou un ensemble de chanteurs à l'unisson. Ils offrent une grande subtilité dans l'ornementation, la conduite mélodique et les intervalles. Le sommet de raffinement et de profondeur dans cet art est sans doute atteint par le chant grec ou chant byzantin. Le chant de l'Eglise de Rome, que l'on appellera chant grégorien, très influencé par les Grecs, mais aussi par les Syriaques, atteindra lui aussi à une immense richesse spirituelle, musicale et liturgique. Le rayonnement de ces deux traditions est directement lié aux places de Constantinople et de Rome comme centres de l'Empire. Sous les voûtes de Hagia-Sophia, on comprend que les chantres aient développé un art du chant d'une rare grandeur. Et la résidence à Rome du pape, qui crée une “schola cantorum” (école de chantres) dès le Ve siècle, explique la grande tradition du chant romain, revisitée ensuite par l'Empire franc, qui en Occident finira par supplanter la plupart des autres traditions latines locales. L'hymnographie chrétienne, tant dans ses poèmes que dans les mélodies qui les subliment, ne peut être comprise sans l'immense influence du monachisme, état de vie par excellence lié à la “lectio divina”, la récitation chantée ou cantillée des textes scripturaires et liturgiques. A noter que dans le contexte monastique, le chant féminin prend une part aussi important que celui des hommes.

La plus grande spécificité du christianisme sur le plan musical est le développement à côté de ces répertoires monodiques d'une musique polyphonique, c'est-à-dire à plusieurs voix, qui est à l'origine des chefs-d'œuvre si connus des temps modernes dans les différentes confessions, comme une Passion de Bach, le Requiem de Mozart ou les Vigiles de Rachmaninov. La Géorgie peut se glorifier d'être la première nation à cultiver de manière systématique des polyphonies (chant géorgien) d'une grande complexité, au moins depuis le VIIIe siècle. A Rome, il est vraisemblable qu'on emploie des polyphonies rudimentaires dès Saint Grégoire le Grand (Ve siècle). Ces polyphonies vont se complexifier dès le IXe siècle (polyphonies carolingiennes) au point de devenir un art en soi, qui alterne de manière heureuse avec les pièces monodiques, mais tendra souvent à devenir le moment musical le plus attendu des célébrations, au détriment de celles-ci. A la Renaissance, cet art polyphonique atteindra un sommet de classicisme, où mystique et art savant se marient avec bonheur. La Russie du Moyen Age devient peu de temps après sa christianisation une des plus grandes cultures européennes. De prestigieuses écoles de chant sont créées à Kiev, puis dans l'Anneau d'Or et à Moscou. L'influence du byzantin est prépondérante, donnant naissance à des traditions de chant monodique originales, que l'on résume sous le nom de znamenny. A côté de ce répertoire se développe un chant polyphonique russe ancien tout à fait original, qui n'est pas sans rappeler la Géorgie. Il demeure néanmoins marginal. Au XVIIe siècle, pour lutter contre l'influence des catholiques qui convertissaient les Russes à coup de splendides orgues dans leurs lieux de culte, l'Eglise russe décide d'introduire la polyphonie de type occidental dans sa liturgie. Le destin et l'évolution du chant occidental et du chant russe iront désormais de pair. Néanmoins, ces chants polyphoniques russes conserveront un caractère national que l'on identifie immédiatement, même quand ils sont chantés dans d'autres langues. Ces  chants russes, pour beaucoup, représentent la quintessence de l'orthodoxie. Cette brève introduction montre que cela est quelque peu simplificateur. La tradition russe a en tous les cas l'immense mérite de posséder un répertoire vaste, unifié, aisé à chanter et à comprendre et qui plus est s'adaptant aisément à beaucoup de langues, dans une polyphonie profondément liturgique et que l'on peut chanter dans les tons ecclésiastiques selon les mêmes formules d'un bout à l'autre de la chrétienté. Cela représente un cas unique dans l'histoire de la polyphonie. Le chant monodique n'a jamais été oublié en Russie et il est toujours plus chanté dans les Eglises aujourd'hui, de même que dans les autres nations slaves (notamment chez les Serbes).

Ajoutons qu'à côté de ces polyphonies savantes écrites a toujours existé, tant en Orient qu'en Occident, des polyphonies sacrées de tradition orale, qui sont des joyaux et traduisent l'âme des peuples.

La Roumanie, de par sa situation géographique et ses origines, subit les influences des mondes grec, latin et slave. On trouvera d'un lieu à l'autre du pur chant byzantin traduit en langue roumaine dès le XVIIème siècle ou des polyphonies à trois voix très influencées par l'Empire austro-hongrois ou des colinde (chants de Noël) originaux. Le passage à l'autocéphalie de très nombreuses régions depuis le XIXe siècle et la diffusion d'une diaspora orthodoxe en Occident a suscité l'apparition d'un grand nombre de nouvelles langues liturgiques, ce qui suscite un nouveau mouvement de créativité musicale entre fidélité aux traditions d'origine et inculturation (comme en témoigne cet exemple du canon de Pâques  francophone). Notre début de XXIeme siècle, particulièrement chez nous en Occident, est encore en plein cœur de ce mouvement.
 
Alexandre Traube, chœur In illo tempore.

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Dernières nouvelles

Lettre pastorale Msg Josepf -Semaine Sainte 11/04/2020

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Patriarcat de Roumanie 

Métropole Orthodoxe Roumaine d'Europe Occidentale et Méridionale Archevêché Orthodoxe Roumain d'Europe Occidentale 

1 Bd du Général Leclerc 91470 Limours – France
tel: (33) 1 64 91 59 24 ; fax: (33) 1 64 91 26 83; e-mail: cabinet@mitropolia.eu, www.mitropolia.eu 

 

Fidèles bien-aimés, 

Paris, le 10 avril 2020 

Nous allons vivre la Semaine de Passion qui débute maintenant dans nos propres maisons. Les circonstances dramatiques que le monde entier traverse ne nous permettent pas de nous rendre aux offices à l’église, car cela risquerait de faciliter la contamination d’un grand nombre de personnes, ce qui deviendrait très difficile à contrôler et à porter pour le monde où nous vivons. Nous allons donc devoir transformer notre maison en église, et y reconstituer tout l’espace liturgique de l’église nous permettant de vivre véritablement cette Semaine Sainte, puis ensuite la Pâque, la Résurrection du Christ. 

Tout d’abord, continuons à jeûner, c’est-à-dire à suivre le Christ dans le désert sur le chemin du carême que Lui-même a fait pour nous. Mais suivons le Christ également sur le chemin de la Passion, qui commence au moment de la résurrection de Son ami Lazare et de Son Entrée à Jérusalem, et qui s’achève lors de la mise au tombeau. Le jeûne nous aide physiquement et spirituellement à vivre de manière plus authentique, avec le Christ, Sa Passion source de vie. 

Chaque jour qui vient, que nous avons l’habitude d’appeler Semaine Sainte ou Semaine de la Passion, est un jour unique et très important dans l’histoire du salut de l’homme, dans la vie de notre Seigneur Jésus Christ et dans notre propre vie, et tire son sens et sa raison d’être de celle du Seigneur et de ce qu’Il fait pour chacun d’entre nous, génération après génération, pour l’Église entière dont tous les baptisés sont les membres, comme pour l’entière humanité. 

Il est important que vous ayez dans votre maison un endroit spécial pour la prière, un coin de prière, un emplacement où vous pouvez déposer l’icône de la fête en cours (pour chaque jour de la Semaine Sainte il y a une fête spéciale). Comme dans l’église nous avons le lutrin où repose l’icône de la fête (de la Résurrection le dimanche, etc.), il serait bon que vous en fassiez de même chez vous. Si vous n’avez pas les icônes des fêtes qui approchent, nous allons vous en envoyer par mail en format électronique, que vous pourrez imprimer sur papier, et même comme cela, vous pourrez les déposer dans votre coin de prière : la résurrection de Lazare (demain), l’Entrée à Jérusalem (les Rameaux), l’icône de l’Époux pour le début de la Semaine Sainte (Lundi, Mardi et Mercredi), la Cène mystiquele Lavement des Piedsla Crucifixionla Mise au Tombeau, et enfin la Descente aux enfers ou Résurrection

De plus, essayez autant que possible de suivre les offices liturgiques retransmis en direct, non pas en restant affalés sur votre canapé, mais en vous tenant véritablement comme si vous étiez dans l’église, avec beaucoup d’attention, car dès aujourd’hui, votre maison se transforme en église. Inclinez-vous devant l’icône de la fête avant le début de l’office et à la fin de celui-ci, éventuellement en vous oignant d’huile bénite si vous en avez. 

Dans les lignes qui suivent, nous allons vous décrire les moments par lesquels nous allons passer dès demain, et les gestes que nous pourrons accomplir de chez nous. 

Le Samedi de Lazare : c’est la manifestation de la puissance du Christ sur la vie et la mort, et le témoignage que la résurrection de chacun d’entre nous est une réalité. (Nous placerons l’icône de la Résurrection de Lazare dans notre coin de prière) 

Le dimanche de l’Entrée à Jérusalem de notre Seigneur (Rameaux) : le miracle de la résurrection de Lazare a provoqué un grand enthousiasme parmi les habitants de Jérusalem, qui reçoivent alors le Christ-Seigneur siégeant sur un âne comme un Roi, en Lui criant : Hosanna ! Béni est Celui qui vient au Nom du Seigneur ! Accueillons-nous aussi dans notre cœur le Donateur-de-vie avec les palmes éclatantes et odorantes de nos œuvres et pensées de repentir et d’amour. (Nous placerons dans notre coin de prière l’icône de l’Entrée à Jérusalem, à côté de laquelle nous placerons un rameau, une branche de feuillage ou des fleurs) 

Le Lundi Saint : nous faisons mémoire du bienheureux Joseph au-beau-visage, de l’Ancien Testament, vendu pour 30 pièces d’argent par ses frères, devenu alors esclave en Égypte, d’où il sauvera ses propres frères et tous les siens de la famine. Joseph est l’image du Christ, vendu pour 30 pièces d’argent par l’un de Ses disciples, Judas Iscariote. De même, nous commémorons la parabole du Figuier stérile que la parole du Seigneur dessécha. (Nous placerons dans notre coin de prière l’icône de Joseph le dimanche soir à la vigile, et nous y allumerons une veilleuse ; celle-ci nous servira la nuit de Pâques pour prendre la lumière, lorsque le prêtre dira : « Venez prendre le lumière »). 

Le Mardi Saint : nous commémorons les Dix Vierges de la parabole de l’Évangile, cinq sages – qui entrèrent aux noces de l’Époux, et cinq folles – qui ne se soucièrent pas de pourvoir d’huile leur lampe, c’est-à-dire de foi, de bonnes œuvres et de miséricorde, et ne purent parvenir à la noce. Il s’agit d’être prêt à n’importe quel moment à passer de cette vie dans l’autre et à rencontrer le Christ notre Époux. (Nous placerons l’icône représentant les 10 vierges). 

Le Mercredi soir : nous commémorons la femme pécheresse qui versa de la myrrhe sur le Seigneur peu de temps avant Sa Passion salutaire. Au moment où la pécheresse repentie verse la myrrhe de grand prix sur le Créateur et Seigneur, Judas projetait de vendre le Maître pour 30 pièces d’argent. Trouvons à notre tour le repentir de cette femme et prions le Christ-Seigneur de nous guérir de nos passions qui procurent tant de souffrance à nous-même et à nos proches, et de nous aider à éloigner toutes les pensées de doute qui nous poussent à désobéir la parole de Dieu. (Nous placerons l’icône de l’Onction à Béthanie). 

Le Jeudi Saint : nous commémorons quatre mystères : 1. Le Lavement des pieds ; 2. La Cène mystique ; 3. La prière suprême du Christ (dans le jardin de Gethsemani, où Il transpira d’une sueur de sang) ; 4. La trahison de Judas qui vendit le Seigneur(Nous placerons l’icône du Lavement des pieds, de la Sainte Cène, et de Judas vendant le Christ pour 30 pièces d’argent)

Le Jeudi Saint au soir, nous lirons en direct les 12 évangiles de Passion. Il serait souhaitable que vous placiez dès ce moment-là une petite table au milieu de votre « petit sanctuaire », afin d’y élever la Croix. Si vous n’avez pas de croix qui tienne debout, vous avez quelques jours pour en fabriquer une, avec ce que vous trouverez chez vous, même de manière très artisanale. 

Le Vendredi Saint : nous célébrons les saintes Souffrances que notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ endura pour notre salut (les crachats, les soufflets, la flagellation, les insultes, les moqueries, le manteau de pourpre, le roseau, l’éponge, le vinaigre, les clous, la lance et surtout le croix et la mort, qu’Il accepta librement pour nous sauver ; et nous y ajoutons la mémoire de la confession par laquelle le bon Larron, crucifié avec Lui, trouva le salut sur la croix

Lors des Vêpres du Vendredi Saint, nous allons déposer le Seigneur au Tombeau. À ce moment-là, la Croix sera remplacée par l’épitaphios sur l’« autel » de votre « sanctuaire ». (ATTENTION : il serait souhaitable que vous fabriquiez un épitaphios. Si vous avez des enfants, impliquez-les autant que possible dans la confection de cet épitaphios, en leur expliquant le sens de ce qu’ils font, qui n’est rien de moins que préparer un tombeau pour le Seigneur, comme le fit jadis Saint Joseph d’Arimathie. C’est un acte liturgique que vous accomplirez, et non pas un jeu de divertissement, donc il est à réaliser avec le plus grand sérieux, dans une profonde dévotion, avec la crainte inouïe qu’a pu ressentir Saint Joseph lorsqu’il fit descendre le corps inerte du Seigneur de la Croix pour le placer dans le Tombeau. Pour la réalisation de votre épitaphios, vous avez, parmi les icônes que nous vous envoyons, celle de la Mise au tombeau, que vous pouvez imprimer chez vous, ou faire imprimer sur toile sur l’un des sites d’impression si vous en avez encore le temps (par exemple Photoweb), ou vous pouvez simplement prendre un tissu et essayer de dessiner dessus l’image du Seigneur sur la pierre d’onction. Mais là encore, il ne faut jamais perdre de vue que vous êtes dans l’église et accomplissez un acte liturgique, donc il n’y a pas de place pour les extravagances ou la légèreté. Votre épitaphios peut-être très sobre, fait avec les « moyens du bord », car ce tissu (ou papier si vous n’avez pas d’autre possibilité) EST liturgiquement le Tombeau du Seigneur. Prévoyez aussi un cierge.) 

Le Vendredi Saint au soir, nous nous rassemblerons encore en ligne pour chanter les stances des Matines du Samedi Saint, joignant nos voix à celles de femmes Myrrhophores accourues au Tombeau. Vous serez en famille réunis autour du Tombeau (l’épitaphios que vous aurez fabriqué), et nous les chanterons tous ensemble. 

Le Samedi Saint : nous célébrons la divine Sépulture et le Séjour aux Enfers de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ, qui a fait passer le genre humain de la mort à la vie éternelle. (l’épitaphios restera sur la table de notre coin de prière jusqu’à la nuit, où il sera remplacé par l’icône de la Résurrection – dite de la Descente aux enfers). 

Ainsi, du Jeudi Saint à la nuit de Pâques, vous aurez reconstitué dans votre maison devenue église l’espace liturgique de la Semaine Sainte. Vous pourrez prier autant que vous le souhaitez au pied de la Croix la nuit du Jeudi au Vendredi, et vous recueillir sur le Tombeau du Seigneur la nuit du Vendredi au Samedi, et encore toute la journée du Samedi. 

Enfin, n’oubliez pas de vous procurer un cierge ou une bougie ou ce que vous trouverez, non seulement pour allumer le Vendredi Saint autour de l’épitaphios, mais surtout pour la nuit de Pâques, afin que chacun de vous ait un cierge pascal, et qu’à l’appel que vous entendrez en ligne « Venez prendre la lumière », tout le monde allume son cierge, représentant la Lumière de la Résurrection, et le tienne allumé jusqu’à la fin de l’office. 

Nous sommes véritablement enfermés dans nos maisons, et c’est très triste pour chacun d’entre nous, mais réjouissons-nous d’avoir la possibilité de suivre les offices et de vivre en profondeur et en réalité le déroulement de la Passion et de la Résurrection du Christ. C’est même une occasion unique qui se présente à nous. Jamais nous n’avons eu la possibilité pendant la Grande Semaine de transformer notre maison en église et d’y vivre le plus grand mystère qui soit : la Passion, la Mort et la Résurrection du Fils de Dieu devenu Homme, notre Frère. C’est une occasion de sanctifier nos maisons, de nous sanctifier nous-mêmes, et pour les familles, c’est l’occasion d’une catéchèse liturgique exceptionnelle. L’an prochain vos enfants arriveront à l’église le Vendredi Saint, et comprendront concrètement ce qui s’y déroule, parce qu’ils l’auront vécu chez eux cette année. Profitez de cette occasion pour les impliquer autant que possible dans la préparation de la Pâques centrant tout sur la prière et sur ce que le Christ a enduré dans Son amour infini pour nous. Laissons cette fois-ci les préparations culinaires au dernier plan, au profit de l’âme. 

Vous trouverez ci-joint les images et fichiers électroniques évoqués ci-dessus dont vous aurez besoin. 

En vous souhaitant une fin de Carême remplie de bénédictions et une sainte préparation à la Semaine de la Passion, je vous porte dans mes prières et vous assure de tout mon amour paternel. 

† Le Métropolite Joseph 

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CLARIFICATIONS-COVID19 20/03/2020

 Chers frères et soeurs en Christ 

   Dans cette période plaine de tentations nous sommes tous appelés de prier pour la guérison de tous ce qui sont tombés malades et pour le salut du monde. Chaque un chez soi peut se rejoindre dans la prière personnelle aux autre fidèles de la paroisse, chaque soir à 18h00 - nous avons créé un groupe whatsapp et il y a un  programme de prière pour chaque soir 
   Pour ceux qui aimeraient prier dans l'église , elle sera ouverte de lundi à samedi de 11h00 à 20h00 et le Dimanche de 12h00 à 18h00 

  Pour tout renseignement et conseil spirituel contactez père Marius 076 603 21 29 ou mariusmanea2004@yahoo.com

Que Dieu vous bénisse 
 

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